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Urgences Patrimoine a souvent pour habitude de défendre le patrimoine non protégé des territoires, mais, hélas, même protégé au titre des Monuments Historiques, certains témoins de notre histoire collective sont dans un état plus que préoccupant. Le collectif de sauvegarde local tire encore une fois la sonnette d’alarme, car maintenant le Saint-Yves est en état d’urgence absolue. C’est la raison pour laquelle nous souhaitons accompagner le collectif, bien au-delà d’une simple action de communication. En attendant de passer à l’action dans les jours prochains, voici « l’état des lieux Â» de ce pauvre bateau lavoir dont les jours sont comptés.


QUE DIRE AU 25 JANVIER 2022 DU BATEAU LAVOIR SAINT YVES ?Des interrogations, des inquiétudes et des demandes.À quand une mise à l’abri et des travaux d’entretien dans l’attente d’une restauration promise et souhaitée par le Maire de Laval (53) ?Depuis plus de trois ans des lavallois, notamment des petits-enfants de laveuses se mobilisent -Collectif bateau-lavoir St-Yves- pour la protection et la réhabilitation du Saint-Yves, l’un des derniers bateaux-lavoirs français voire européens. Toujours délaissé sur un terrain municipal (après un naufrage en 2009) son état général se détériore inexorablement et attend désespérément l’heure de sa renaissance. Ce patrimoine a pourtant fait l’objet d’une protection au titre des Monuments Historiques avec obligation pour le propriétaire de l’entretenir et le protéger.Malgré des difficultés et la crise sanitaire, le Collectif a persévéré pour être écouté et entendu...croyant que 2021 serait l’année de la protection et d’un projet de restauration et d’exploitation du St-Yves... que nenni !En effet la ville s’était engagée (réunion mars 2021, courrier juillet 2021Maire et Adjoint aux Cultures pour tous) :

  • à mener des travaux a minima de sauvegarde (mise hors d’eau et redressement de la coque), effectivement réalisés en septembre.

  • d’ici septembre à fournir une feuille de route sur un projet de restauration et de mise en valeur après validation par les élus. Il semble destiner à une annexe de l’Office de Tourisme. Mais à ce jour, pas de planification de projet mais un transfert de propriété et une restauration a été évoquée au Conseil Communautaire de Laval Agglomération mais sans précision sur le budget et le calendrier.

  • à communiquer : Â« Vos interlocuteurs sur ce projet restent Mme Boisgontier et Mr Fléchard qui reviendront vers vous dès que de nouveaux éléments concernant le devenir du bateau lavoir seront connus. Â» Aucun échange avec ces élus depuis … pourquoi ne pas informer le collectif de la visite sur site d’un expert de la DRAC début octobre 2021(sans retour à ce jour), du transfert de propriété Laval/Laval Agglomération ? Pourquoi ce manque de visibilité, de communication et collaboration qui peuvent compromettre l’issue d’un tel projet ? Pourquoi ne pas répondre aux interrogations et inquiétudes ?


Pourtant l’intérêt pour la sauvegarde du bateau lavoir St Yves ne se dément pas…population, historiens, élus, associations soutiennent le collectif…preuve que notre combat est légitime. En décembre une association lavalloise propose d’étudier une éventuelle mise à l’abri. Mme Alexandra Sobczak présidente de l’association Urgences Patrimoine, que je remercie pour son soutien, propose une délégation pour Laval et ses environs.




QUE DIRE ENCORE ?



Qu’aprés 13 ans d’abandon … chaque jour qui passe l’amène vers son délabrement. Il n’est pas difficile d’observer  l’écaillement de la peinture, la rouille rongeant les ferrailles, l’altération des boiseries et de la structure. De fait, aujourd’hui le Collectif et la population s’inquiètent, s’interrogent. En effet, au vu de sa dégradation actuelle, ce patrimoine emblématique lavallois résistera-t-il aux temps incompressibles de concertation et de validation d’un projet de réhabilitation ?



Que le bateau lavoir St-Yves est en péril… Un pan de l’histoire des lavandières lavalloises est à même de disparaître.



En dépit de cet intérêt porté au patrimoine -indéniable pour les élus de Laval et du Département- combien de monuments historiques, classés ou non, sont délaissés, abandonnés voire détruits ? Et pourtant ces édifices sont, dans nos villes et nos villages, les témoins de notre histoire, d’un passé plus ou moins lointain. Nous nous devons de sauvegarder ce précieux patrimoine et d’en pérenniser la transmission aux générations futures.



QUE DIRE ENFIN ?



Que Confucius a dit « Examine si ce que tu promets est juste et possible, car la promesse est une dette. Â»



Que Monsieur le Maire de Laval s’est engagé à restaurer le bateau lavoir Saint Yves pendant sa mandature…



Que le collectif demande :


  • des réponses à nos interrogations et une visibilité d’un projet de restauration;

  • le respect de la législation par le propriétaire d’un objet mobilier classé (Titre II: Monuments Historiques ; article L622-24) : entretien et protection ;

  • rapidement et expressément les préconisations de l’expert de la DRAC suite à la visite sur site début octobre 2021 ;

  • une collaboration basée sur une relation de confiance avec la Municipalité.


Michel Rosiaux


Nous avons eu connaissance des faits, hélas bien trop tard. Bientôt les pelleteuses viendront dévorer cet édifice construit au début du XIXe siècle, certes non protégé au titre des Monuments Historiques, mais dont la valeur patrimoniale était pourtant incontestable.




L'Habitation Union est une habitation sucrière située à Sainte-Marie en Martinique. L'habitation se situe à 1, 5 kilomètre du bourg de Sainte-Marie. Elle est référencée à l’inventaire général, accessible par ce lien ICI



Il s'agit à l’origine d'un ensemble de terres, au relief accidenté, aujourd'hui constitué de grandes surfaces plantées en canne et de lotissements depuis les années 50. La plupart des anciens bâtiments sont en ruines, hormis la maison principale qui date du début du XIXème siècle — et qui était encore récemment habitée â€”, l'écurie (certainement anciennement purgerie) et une ancienne case dont subsiste le soubassement. Les ruines de la sucrerie, des cases à bagasse, de la salle des machines, de la digue ont été intégrées dans des constructions privées datant du dernier quart du XXe siècle. Une occupation amérindienne est aussi attestée dans la zone : des objets amérindiens provenant de l'Habitation Union sont conservés au National Museum of the American Indian (Washington), et tout près de l'habitation se trouve le site amérindien de La Salle (ou Lassalle) [sources: Sébastien Perrot-Minnot/Eveha]



La maison de maitre de l’habitation située aujourd’hui sur un terrain d’environ 5000 m² va disparaître, ainsi que deux dépendances. Elle a fait l’objet d’une cession à promoteur pour la construction en vente en l’état de futur achèvement (VEFA) de 52 logements destinés à être acquis par un bailleur social.



Le permis de construire a été délivré par la Ville, sans aucun souci de la valeur patrimoniale et archéologique du lieu. L’habitation n’étant pas inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques, la Direction des Affaires Culturelles n’a pas été saisie du projet, ni pour la protection patrimoniale, ni pour les fouilles archéologiques (alors que des vestiges amérindiens y sont sans doute présents).



C’est donc une nouvelle partie de l’histoire précolombienne et coloniale de la Martinique, histoire certes douloureuse, mais témoignage indispensable, qui va disparaître. C’est aussi un patrimoine bâti essentiel, au-delà de sa valeur historique et mémorielle, pour le développement touristique de la Martinique, auquel on porte une nouvelle fois atteinte.



Ni les associations locales qui se sont mobilisées sur le sujet, ni les services de l’Etat, n’ont donc pu arrêter ce projet qui met en avant l’activité économique du BTP et le besoin de logements sociaux (sur un territoire qui perd pourtant près de 4000 habitants chaque année et où la vacance et la désertification des centres bourgs atteignent des niveaux records).


Il est sans doute trop tard pour faire stopper ce chantier comme en témoignent les photos que nous avons pu recueillir, mais si au moins ce nouveau cas dramatique de destruction patrimoniale pouvait servir d’exemple et contribuer à mettre fin à l’abandon de la mémoire collective en Martinique, l’Habitation Union n’aurait pas disparu pour rien !



Nous voyons « fleurir Â» chaque jour un peu plus d’éoliennes sur notre territoire.



Si elles semblent nécessaires écologiquement parlant, il serait peut-être temps de prendre en compte tous les désagréments occasionnés par leur présence, aussi bien sur les habitants des zones impactées, que sur les paysages qui subissent une pollution visuelle incontestable et une atteinte directe au patrimoine.

L’affaire qui nous occupe aujourd’hui se situe dans le département de l’Aisne ou le site remarquable de Coucy-Le-Château risque d’être fortement dénaturé par la présence de ces « monstres à vent Â».



Nous avons été interpellés par l’association de sauvegarde du patrimoine locale et nous relayons ici leur communiqué.



Bien évidemment, Urgences Patrimoine ne manquera pas d’apporter son soutien et s’associera à l’ARDOCC (association pour la restauration du donjon de Coucy) dans toutes ses démarches contre ce projet.



Communiqué :



« Le conseil municipal de Leuilly-sous-Coucy a autorisé le promoteur éolien ELEMENTS à mener des études sur la commune pour un projet de parc éolien à 9 voix contre 1.



L'altitude moyenne de Leuilly-sous-Coucy Ã©tant de 70 mètres environ, et le point culminant du plateau calcaire de Coucy-le-Château se trouvant à 147 mètres de hauteur, nous vous laissons imaginer ce que cela donnerait si des éoliennes de 180 mètres venaient à être posées à proximité du Château de Coucy, alors classé monument historique depuis 1862 !



La forteresse du XIIIème a traversé les siècles et est chargée d'Histoire. Elle est symbolisée par le fait que son donjon était le plus fort jamais bâti en Occident avant sa destruction en 1917 par l'armée allemande. Les habitants ainsi que les amoureux et passionnés de Coucy-le-Château sont révulsés.



L'ARDOCC (association pour la restauration du donjon de Coucy) a rapidement fait savoir son opposition) en adressant un courriel à la mairie de Leuilly-sous-Coucy ainsi qu'une lettre au Président de la République. Â»




Un groupe Facebook a été créé sur facebook : "NON AUX EOLIENNES À LEUILLY-SOUS-COUCY (AISNE) Â»





Une pétition a été également mise en ligne et nous vous invitons à la signer et à la partager dès à présent ICI.



« Le patrimoine ne peut pas lutter, ensemble nous pouvons Â».




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