Votez pour le projet de Wimereux au Grand Prix « Pèlerin du Patrimoine »

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Soutien à la restauration du Chemin de Croix de Wimereux par un Vote Populaire.

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Nos églises cachent souvent de belles surprises ! Et les amateurs d'art peuvent s'émouvoir devant des statues, des fresques, des tapisseries, des tableaux, des mosaïques, des vitraux, des cadrans solaires...

A Wimereux, sur la Côte d’Opale, ce sont des bas-reliefs représentant le Chemin de Croix en 14 tableaux de Claude Gruer (1957) que l'Association des Amis de l'Eglise de l'Immaculée Conception (AEICW) a décidé de promouvoir en participant au concours lancé par le journal Le Pèlerin.

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Ce concours encourage les communes, paroisses et associations à entretenir et valoriser leur patrimoine local. Forte de l'entente qui règne à Wimereux entre ces trois entités, l'association a déposé un dossier de candidature intitulé : Restauration du Chemin de Croix de Claude GRUER (Eglise de l'Immaculée Conception de Wimereux).

Parmi les critères de sélection figure le soutien populaire. Si vous voulez soutenir ce projet, il vous suffit de voter en ligne en cliquant sur ce lien ICI.

Ensuite il faut compléter les informations demandées : Titre du projet (à copier-coller ou recopier intégralement) : Restauration du Chemin de Croix de Claude GRUER- Eglise de l'Immaculée Conception de Wimereux - Nom / Prénom - Adresse mail.

C'est extrêmement rapide et simple. Le nombre de votes obtenus influencera favorablement le jury qui se réunira le 5 mai.

L’artiste : Claude GRUER (1923-2013)

Claude GRUER, était sculpteur à Solesmes (Sarthe). Il fut compagnon de l’ivoirier Fernand PY, et disciple d’Henri CHARLIER, un des plus importants artistes chrétiens de l’entre-deux-guerres. Sa femme, Marie-Madeleine, était responsable de la polychromie de leurs créations. Ils ont ainsi fait œuvre commune pendant près de 70 ans.

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Né à Paris, et ayant grandi à Tours, Claude GRUER est arrivé à Solesmes en 1943 à l’âge de 20 ans. Il y a rencontré Raymond DUBOIS, dont il est devenu l’élève. En 1946, il a épousé Marie-Madeleine BARBET qui suivait aussi les cours de sculpture de Raymond DUBOIS, après avoir fréquenté à Paris l’atelier du peintre Maurice DENIS.

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Claude GRUER fréquentait les moines artistes de l’abbaye de Solesmes avec lesquels il mena à bien la restauration de l’église paroissiale. Il s’est ainsi fait un nom dans le monde de l’art religieux. Le curé de WIMEREUX, R.P. Henry DELPIERRE, également très proche des moines de Solesmes, a donc sollicité sa contribution à la restauration visionnaire de l’église de l’Immaculée Conception, entre 1954 et 1968. C’est pour répondre à cette demande qu’il réalisa Le chemin de croix.

Ses œuvres ...

Les quatorze stations du Chemin de Croix de Gruer sont sculptées dans de la terre, cuites, puis polychromées par son épouse. L’artiste y offre un parcours liturgique original qui séduit les regards et suscite l’émotion.

Claude GRUER a également réalisé des œuvres profanes avec des architectes, pour des villes comme LISIEUX ou ANGERS.

Lorsqu’une commande était passée à Claude GRUER, il s’imprégnait totalement du sujet, avec lecture de textes, réflexion, méditation, concertation avec le commanditaire, et avec son épouse : « J’ai besoin de m’investir complètement pour illustrer les textes auxquels j’adhère ». Un dessin était ensuite réalisé, reproduit grandeur nature, en utilisant un quadrillage. La sculpture était directement appliquée sur des panneaux en isorel renforcés par des porte-plaques et tenue par des pointes. Le travail se faisait à la verticale. Techniquement, Claude GRUER utilisait de la glaise mélangée à de la chamotte (brique cuite concassée en grains plus ou moins fins), ce qui donnait à ses réalisations cet aspect granité. Il appliquait la méthode de la « taille directe », technique acquise lors de sa formation. La sculpture terminée, venait ensuite le passage obligé au four électrique pour une cuisson à 1200°.

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C’était alors qu’intervenait Marie-Madeleine GRUER. L’œuvre sortait du four comme un biscuit presque blanc, et elle appliquait alors la peinture à l’huile, puis une « patine » faite d’huile de lin et de terre de Sienne, estompée, pour donner tout son relief à la sculpture. Elle apportait ainsi toute sa sensibilité dans le choix des couleurs et des nuances en harmonie parfaite avec l’environnement dans lequel l’œuvre était destinée à prendre place. « Chercheur en couleurs », comme elle se qualifiait, elle donnait comme une seconde naissance aux créations de son mari. C’était un travail de couple, dans la complicité et la concertation, chacun restant maître de sa propre inspiration.

Ce Chemin de Croix était conçu par les artistes comme une bande dessinée, cet art nouveau destiné à faciliter la compréhension au plus grand nombre. Il reflète à la fois l’harmonie du couple et leur profond désir de communiquer leur foi.

Un projet qui s’inscrit dans une ambition locale plus large.

La charmante station balnéaire de Wimereux naît il y a plus de 150 ans de la conjonction de trois éléments : le chemin de fer, les bains de mer et l’hygiénisme. La construction de l’église précède puis accompagne l’essor de la commune et elle est l’une des premières en France – sinon la première - à choisir de se placer sous le vocable d’Immaculée Conception dont le dogme venait d’être promulgué par Pie IX en 1854. C’est sous ce nom que, le 25 mars 1858, la Vierge elle-même s’était présentée à Bernadette Soubirous à la grotte de Massabielle, à Lourdes, en lui disant en Gascon : « Que soy era immaculada councepciou » (« Je suis l’immaculée Conception »)

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Elle est également l’une des rares églises à devoir son architecture et ses œuvres à la succession de prêtres bâtisseurs et artistes, qui se sont succédé à son chevet pour effacer les stigmates de la guerre, des intempéries et du temps qui passe.

Ce sont aujourd’hui les citoyens de la ville, les touristes du Grand Site des Deux Caps, les amateurs d’art ou de musique, autant que les fidèles, qui se mobilisent pour restaurer cet édifice.

L’Association des Amis de l’Eglise de l’Immaculée Conception a été créée en 2013 pour soutenir la mairie dans ses efforts de restauration. Elle regroupe près de 200 membres et a mobilisé plus de 450 donateurs qui ont déjà contribué à la réalisation d’une première tranche de travaux avec la couverture en ardoises de l’édifice. (Pour soutenir financièrement l’action de l’AEICW : un seul clic ICI ).

Cette première étape a permis aussi de mettre à l’abri les œuvres situées à l’intérieur, œuvres qui nécessitent également souvent une restauration. Le chemin de croix de Claude GRUER, qui fait l’objet de notre projet, est l’une d’entre elles.

Pour récupérer des fonds, l’association organise régulièrement des animations. C’est ainsi qu’elle a déjà accueilli une trentaine de concerts, une centaine de visites guidées et plus de 50 conférences qui ont toujours attiré un large public. Elle dispose également d’un site élargissant encore son audience au-delà de la commune et même de nos frontières.

Un chemin de croix qui mène vers bien d’autres chemins !

Un chemin vers le Portugal : c’est ainsi que cette année, une paroisse portugaise (Nossa Senhora do Monte de Caparica - Diocèse de Setúbal - Portugal), séduite par Le chemin de croix de Claude Gruer, a demandé l’autorisation d’utiliser la présentation virtuelle que nous en avons faite sur notre site pour sa prière du Vendredi Saint.

Un chemin vers la littérature : les photos du chemin de Croix de Claude Gruer ont été publiées par l’auteur (aux Ed. Normand, 1976) avec les poèmes-méditations « Le Chemin de la Croix », de Paul Claudel. Cette œuvre magnifique a été rédigées par cet écrivain à son retour en France en 1911, après un long séjour en Chine. Ce « Chemin de la Croix » de Paul Claudel fut interprété par de grands artistes :  entre autres par Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault, ou plus récemment, Michael Lonsdale.

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Il est donc possible de parcourir physiquement et virtuellement ce chemin de croix en découvrant le poème que chaque station a inspiré au célèbre auteur.

Un chemin vers une vie de complicité de couple et de soutien mutuel : toute l’œuvre de Claude Gruer est en fait le résultat d’un travail mené avec la complicité de son épouse, Marie-Madeleine. Avec leurs sept enfants (tous nés à Solesmes), la maison était remplie de musique, chacun avec son instrument ou sa voix. Jérôme, leur petit dernier, porteur de handicap, les entraînera dans une autre aventure que, toute leur vie, ils mèneront de front avec leur création artistique…

Un chemin de solidarité : enfin, autant que son œuvre, l’AEICW est fière de mettre à l’honneur un artiste de notre temps, dont la vie sociale, au-delà de son talent artistique, témoigne d’un engagement permanent au service des autres. Claude et Marie Madeleine GRUER ont beaucoup fait avancer l’accueil pour les personnes handicapées : ils ont veillé à ce qu’il existe des structures adaptées au maintien des enfants auprès de leurs familles. Ils ont créé en 1971 ce qui est devenu aujourd’hui l’IME de Solesmes.

En résumé, ce simple chemin de croix nous entraîne bien loin sur d’autres chemins…


N’oubliez pas, pour faire gagner ce projet , cliquez ICI, en indiquant : Restauration du Chemin de Croix de Claude GRUER- Eglise de l'Immaculée Conception de Wimereux



Crédits photographiques : Christine Bazireau-Franck Weens

Le Château de Brisis condamné ?

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Encore une histoire ubuesque où le patrimoine est pris en otage par une poignée de riverains qui interdisent son accès par le seul chemin existant. Situé dans le Gard, cet édifice du XIIe siècle risque de disparaître si les autorités compétentes ne réagissent pas très vite.

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Rappel des faits :

Depuis 2018, les riverains directs au château ont illégalement bloqué le passage. Il n’est plus possible de se rendre jusqu'à l'édifice. Le sous-préfet d'Alès Jean Rampon, en présence de Patrick Malavieille, vice-président du Département, attaché à la culture et au patrimoine, leur ont expressément demandé de libérer l’accès, mais hélas sans succès.

Privé d'accès depuis plusieurs années, illégalement bouché par un grillage, des échanges doivent se faire pour résoudre cette situation aberrante.

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Le Comité citoyen de soutien aux amis du château de Brisis regroupe celles et ceux qui souhaitent soutenir leurs actions pour sauver cet édifice Monument Historique du XIIe siècle et qui est en grand danger.

Afin d’obliger les autorités à faire respecter le droit d’accès à une propriété protégée au titre des Monuments historiques dans le seul but de la sauver, le comité compte de vos signatures pour sauver ce patrimoine historique.

Signer la pétition ICI.

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Urgences Patrimoine soutien cette action de sauvegarde et mettra tout en œuvre pour que cette triste affaire trouve un dénouement heureux dans les plus brefs délais.

Nous vous rappelons qu’il est inutile de payer au moment de signer comme la plateforme de pétitions vous invite à le faire. En revanche, tous les partages après signature sont les bienvenus.

« Le Patrimoine ne peut pas lutter, ensemble nous pouvons. »



Crédits photographiques : Amis du Château de Brisis

Normandie : un incendie ravage l’église de Romilly-La-Puthenay

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C’est à 6 heures ce matin que l’alerte a été donnée dans ce petit village du département de l’Eure.

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Pour le moment, on ignore les circonstances de l’incendie, mais les dégâts sont considérables. L’édifice contenait notamment un riche retable en bois sculpté et une vierge à l’enfant remarquable. Les chances que ces éléments aient échappées aux flammes sont infimes.

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Les réactions de personnalités locales ne se sont pas faites attendre, dont celle de Sébastien Lecornu, Ministre des Outre-mer et ancien président du Conseil Départemental de l’Eure, qui évoque déjà la reconstruction de l’édifice. Le Sénateur Hervé Maurey et l’Architecte des Bâtiments de France, France Poulain, se sont rendus sur place pour faire un constat des dégâts.

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Mais la plus touchante des réactions est celle de Monsieur Jérôme Pasco, Maire de Conches, commune voisine de celle du drame :

« Cette nuit, à quelques pas du pays de Conches, l’Église de Romilly-La-Puthenaye a été ravagée par les flammes. Si l’origine du sinistre est encore inconnue, je veux témoigner toute mon amitié et toute ma solidarité au Maire, à tous les élus de ce village, aux habitants, à celles et ceux qui sont meurtris par ce drame.

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Les Églises dans nos communes sont notre histoire d’hier, notre patrimoine d’aujourd’hui et à Romilly sans doute plus qu’ailleurs ce matin, nos fiertés de demain!

Merci aux pompiers de Conches et leurs collègues des centres alentours de leur intervention. Bon courage à toutes et tous!

L’église de Romilly a et aura un avenir, n’en doutez pas ! »


Merci Monsieur le Maire pour vos mots. Oui, les églises de nos communes sont notre Histoire d’hier, notre patrimoine d’aujourd’hui et nos fiertés de demain.

Une pensée pour tous les habitants de la commune de Romilly-La-Puthenay qui doivent être profondément meurtris.

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Nous mettons en garde nos lecteurs de faire très attention aux sollicitations financières qui pourraient faire suite à ce drame.

Tant que le maire de la commune et les instances concernées n’ont donnés aucune directive, ne donnez pas d’argent. Certaines personnes peu scrupuleuses, profitent de l’état de sidération que provoque ce genre de catastrophe patrimoniale, pour lancer des cagnottes qui ne servent pas forcément la cause. Donc soyez vigilants. Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant.


Crédits photographiques : Jérome Pasco

La Chapelle Saint-Joseph et la Maison Berwieller à l’Assemblée Nationale: Bachelot est hors-sujet.

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C’est la députée des Alpes-Maritimes, Madame Laurence Trastour-Isnart qui a interpelé la ministre de la culture, Madame Roselyne Bachelot, au sujet des démolitions du patrimoine Français.

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Sa question avait été publiée au Journal Officiel le 12 janvier 2021. La ministre a fait connaître sa réponse le 13 avril, soit trois mois et une démolition plus tard, puisqu’entre temps « notre » chapelle Saint-Joseph est tombée. Ce qui en premier lieu prouve bien que le patrimoine est tout sauf un sujet de premier plan, puisqu’il faut trois mois pour obtenir une réponse à une question.
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Enfin, une réponse : pas vraiment. Car Madame Bachelot botte en touche, en faisant certes une longue description des faits, notamment pour la Chapelle, mais ouvre son parapluie en mettant en avant l’intérêt de l’État pour les Monuments Historiques.

Or la question posée était bien plus générale. Il s’agissait bien d’une interrogation liée aux démolitions du patrimoine français et non sur les mesures d’accompagnement de la sauvegarde des Monuments Historiques. Aussi nous demandons-nous ce que viennent faire le plan de relance et le loto dans une réponse concernant les démolitions.

Là où nous sommes d’accord, c’est qu’il est impossible de protéger au titre des Monuments Historiques l’ensemble du patrimoine des territoires, car une protection induit des aides financières de l’État et il lui serait totalement impossible de tout financer.

En revanche, il serait peut-être temps de trouver un compromis pour protéger certains édifices de la démolition sans pour autant être obligé de « passer à la caisse ».

Se réfugier sans cesse derrière la sacro-sainte appellation « Monument Historique » finit par autoriser sans impunité le « patrimonicide » auquel nous assistons impuissants. Car il ne se passe pas un jour, sans que nous soyons alertés d’un projet de démolition quelque part en France. Souvent, la réponse des « démolisseurs » est la même : l’édifice n’était pas classé, donc n’avait aucun intérêt.

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Peut-être n’avait-il aucun intérêt sur le plan national, mais localement, inscrit dans un ensemble architectural cohérent il en avait forcément. C’est ce que nous avions essayé de démontrer pour la chapelle Saint-Joseph, puisqu’elle faisait écho au Palais Rameau situé juste en face, réalisé par le même architecte, mais qui lui, avait « la chance » d’être classé.

Bien évidemment, cet argument n’a pas retenu l’attention du ministère de la culture qui a considéré la chapelle comme « non remarquable ». Non remarquable ? Pourtant n’oublions pas que plus de 100 universitaires et professionnels du patrimoine avaient signé une tribune pour plaider la cause de Saint-Joseph et avaient démontré son indiscutable intérêt architectural. Lire l’article ICI.

Profitons de cet article pour rappeler les propos de Madame Martine Aubry, Maire de Lille et grande amie de Madame Bachelot : « Les experts ont donné leur accord pour que l’édifice soit démoli, donc personne de peut contester cet accord. » En fait, quand Madame Aubry parle d’expert, elle fait référence à la seule architecte des Bâtiments de France qui a délivré un avis conforme au projet de démolition. C’est donc sur l’avis d’une seule et même personne que 130 d’histoire locale ont été anéantis en quelques jours.

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Peut-être serait-il judicieux, de ne pas se contenter de l’avis d’une seule personne lorsqu’il s’agit de démolir ? Car « l’extermination » du patrimoine des territoires ne peut dépendre d’un avis régalien motivé parfois par des raisons qui nous échappent.

Cependant, tous les ABF ne se rendent pas complices de cette « tabula rasa » actuelle, car dans le cas de la maison de la Maison Berweiller à Sierck-les-Bains, c’est en grande partie grâce à l’avis de l’ABF et du soutien de la DRAC que l’édifice va sans doute s’inscrire dans l’avenir.

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Au passage, il est important de rappeler qu’Urgences Patrimoine est à l’origine de la mobilisation en faveur de la Maison Berweiller et que, sans cette alerte, elle serait déjà probablement démolie. Cette alerte aura permis une forte mobilisation locale et l’appui de l’ensemble des associations nationales de sauvegarde du patrimoine.

Une parenthèse à ce sujet : les choses avancent doucement à Sierck-Les-Bains, mais désormais, la DRAC et la commune font cavaliers seuls au mépris de l’association locale qui n’a pourtant jamais ménagé ses efforts. Encore une fois, le simple citoyen, aussi engagé soit-il, doit laisser place « aux experts » sans broncher, même quand la genèse de l’action de sauvegarde est de sa propre initiative. (Nous publierons prochainement un article complet sur l’avancée de cette affaire, c’est édifiant.)

Toujours est-il que nous aimerions bien entendre un jour Madame la ministre de la culture s’exprimer sur l’avenir du « petit patrimoine des territoires », celui qui ne bénéficie d’aucune protection et qui est la première victime de la promotion immobilière, qui, au nom de la modernité emporte avec elle des centaines de témoins de notre histoire collective dans l’indifférence générale.

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Nous nous permettons de rappeler à Madame la ministre, qu’il n’y a pas de grand ou de petit patrimoine. Il y a LE patrimoine.

La photographie suivante prise au milieu des gravats encore fumants de Saint-Joseph résume parfaitement la situation : on brasse beaucoup d’air autour de cet épineux sujet, mais aucune mesure concrète n’est prise. Si c’est juste à cause d’un manque d’idées, nous avons un grand nombre de propositions de lois qui résoudraient bien des problèmes et qui ne coûteraient pas cher à l’État. Mais dans les « hautes sphères » on se garde bien d’écouter la voix d’une association citoyenne.

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En tout cas, nous profitons de cet article pour remercier Madame Laurence Trastour-Isnart d’avoir posé cette question à Madame Bachelot, car il est rare qu’un parlementaire s’intéresse à cette cause. C’est d’ailleurs en raison de ce manque d’intérêt que nous avions publié une annonce sur Le Bon Coin, afin de trouver un parlementaire courageux qui porterait la voix du patrimoine, au moment où nous tentions tout pour sauver la chapelle. Certes, c’était un trait d’humour dans le fracas d’un dur combat, mais en tous les cas Madame s’est exécutée et elle a bien porté la voix de Saint-Joseph à l’Assemblée. Il aura fallu trois mois et la démolition de la chapelle pour que Madame la ministre de la culture réponde… à côté.

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Enfin, Madame Bachelot aurait pu rajouter pour étayer ses propos concernant toutes les procédures qu’Urgences Patrimoine a intenté pour sauver la chapelle Saint-Joseph, que l’État nous a condamné à payer 1000 euros pour avoir eu l’outrecuidance de défendre ce que nous estimions être un élément du patrimoine national, ce qui a suscité l’indignation générale, à commencer par Stéphane Bern, le Monsieur Patrimoine d’Emmanuel Macron, très présent et nous l’en remercions lors de ce combat.

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Télécharger le PDF de l’Assemblée ICI.


Crédits photographiques : La Gazette du Patrimoine/ Urgences Patrimoine ; Maison Berweiler : Stéphane Hassler

Château Joseph Avet : les tribulations d’un château en attente d’une renaissance

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De style néogothique du XIXe siècle, ce château a été construit vers 1858 par l’architecte Camille Ruphy, le maître d’ouvrage étant Joseph Avet. Thônain d’origine, aîné d’une famille de six enfants. Il part à l’âge de trente-sept ans en Louisiane, pour y faire fortune dans le commerce des épices. Il va y rester trente-cinq ans, après y avoir épousé en 1848 Madame Athénaïs Malot Louise Letellier, qu’il viendra présenter à Thônes lors d’une fête de retour en 1859.

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La première destination de ce château était à l’origine d’en faire une résidence confortable pour les vieux jours du couple. Mais, rapidement, le château va être légué à la municipalité pour y accueillir différentes activités au fil du temps : asile, maternité et EHPAD vont occuper ces lieux jusqu’à leur abandon dans les années 1990.

Alors qu’il est encore propriété municipale, notre équipe de passionnés s’est prise d’amour pour ce patrimoine local et nous nous sommes donnés pour mission de le sauver d’une destruction certaine. Pour se faire, nous avons constitué une association de sauvegarde du patrimoine : C.A.S.T.E.L (Château Abandonné, Sauve Ton Édifice Local), dans le but développer une communauté qui soit force de propositions et d’actions autour de cette sauvegarde.

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Quel avenir pour le château Joseph Avet ?

L’objectif est de restaurer au maximum le caractère originel du bâtiment avec, notamment, la restitution de ses jacobines et de son toit mansardé, présents à l’origine de la construction tel que Joseph Avet l’avait imaginé. Les éléments patrimoniaux intérieurs du XIXe siècle (tels que les piliers en fonte ou la porte monumentale en noyer par exemple) seront rénovés et valorisés. Quelques meubles uniques d’époque, marqués de l’ancre de Joseph Avet, symbole de l’Espérance, pourraient également retrouver leur cadre d’origine après restauration. La parcelle sur laquelle se trouve le château serait aménagée en espaces verts, et les parkings végétalisés. Il est avant tout impératif de procéder à la sécurisation du château et à sa protection contre les intempéries.

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Rejoindre l’association

Consciente que ce projet ne pourra prendre vie sans soutiens, l’association CASTEL est aujourd’hui à la recherche de moyens humains et matériels. Nous souhaitons mettre en place une équipe de bénévole dynamique et volontaire, locale et nationale, désireuse de participer à la sauvegarde du château Joseph Avet ! À cette date l’équipe de l’association est composée de 12 personnes.

Aujourd’hui pour continuer la mise en place de ce projet, nous avons besoin de compétences dans différents domaines : droit des sociétés et des contrats, relation presse, relation partenariat, recherche de subventions et mécènes, gestion administrative, relation bénévolat, gestion du bénévolat.

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Nous sommes convaincus qu’une équipe de bénévoles, amoureux du patrimoine, dynamique et volontaire peut faire bouger les choses, mais nous savons aussi que seuls nous ne pourrons pas mener à bien ce projet de sauvegarde.

Aujourd’hui nous avons donc besoin de votre aide, que ce soit sous forme de don ou en mettant vos compétences au service de la sauvegarde du Château Joseph Avet.

Pour en savoir plus sur ce projet, prenez contact :
www.domaine-ja.com
chateau.avet@gmail.com


Crédits photographiques : Sébastien Montémont